Les Mentals

Les Mentals: Au coeur de la Meute! Les mentals, c'est un super groupe de bons copains, et ce blog est leur moyen d'expression: partagez nos délirs , nos photos, nos pensées du jour, les interludes culturels et poétiques, ... Que du bonheur!

16 juin 2005

ounage

[Ar] Un gentil internaute demande, par le truchement du Sacro Saint Google, la définition du Ounage.
C'est en effet une question crutiale, à laquelle il convient d'apporter une réponse précise et succinte.

Ne voulant pas imposer une définition, je propose de lancer la concertation pour définir ce terme. 
La langue française attend vos proposition.

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08 juin 2005

Brunner

[Ar] J'ai trouvé une magnifique phrase pleine de bon sens:

Loi de Conservation de Brunner:

Plus les choses vont bien,
plus on tombe de haut quand elles se mettent à tourner mal.

Renseignement prit, Brunner (1934-1995) était une écrivain anglais. Fin du quart d'heure culturel.

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14 mai 2005

Soyons diplomates

 

[Ar] La diplomatie et l'oncle Sam...
Extrait de Courrier International

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13 mai 2005

le problème de la philosophie

[Ar] En vous basant principalement sur les oeuvres au programme, vous commenterez cette citation du penseur Bruno Léandri:

"Tout le problème de la philosophie consiste à concilier la diégétique du récit avec l'ambivalence dimorphique du syntagme truique."

Toute contribution à la mise en lumière de cette magnifique phrase sera la bienvenue.

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12 mai 2005

l'artiste et son oeuvre

[Ar] "J'ai longtemps confondu l'artiste et son oeuvre. C'est une erreur: on peut être un grand artiste et un sale con...On peut faire des choses très belles en étant soi-même assez moche. On peut saisir toute la beauté du monde sur du papier mais n'en jamais faire partie. C'est étrange: comment peut-on être à ce point dépassé par ce qu'on fait? Mais si l'oeuvre est meilleure que l'artiste, pourquoi ne l'améliore-t-elle pas? La main frôle le divin quand les pieds pataugent dans la médiocrité... Que l'on préfère l'un ou l'autre, le messager et le message ne se fondent peut-être jamais..."

d'après Le Combat Ordinaire, Tome II, de Manu Larcenet.

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11 mai 2005

la philo sympa

[Ar] Sujet de françaisphilosophie de E3A: (attention ça décoiffe)
"Le soucis d'humaniser l'animal - ou du moins notre rapport avec lui - peut dissimuler ou favoriser une complaisance pour la rétrogradation de l'humain au statut d'animal. Fonctionnant de haut en bas, le rapprochement se fait aussi de bas en haut."

Jean-Claude Guillebaud, Le principe d'humanité, Seuil, 2001; p56.

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10 mai 2005

une phase, des mots

[Ar] "Les circonstances commandent les bêtes: l'homme au contraire les juge, il s'y prête, il s'y refuse, il se conduit lui-même, il veut, il est libre."

Abbé de Condillac, in Traité des Animaux, Seconde partie, Chapitre X

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04 mai 2005

citation du jour

[Ar] De Dany Frizot, prof d'anglais à ses heures.

"Il ne faut pas confondre régime de bananes et république bananière"

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01 mai 2005

philo appliquée

[Ar] Superbe perle, entendue ce midi lors d'un repas familial:
"Il ne faut pas toujours chercher des explications compliquées aux choses simples. La masturbation intellectuelle c'est généralement moins bon que l'autre."

Bon, ne me demandez pas de qui c'est, je ne vous le dirais pas (ou alors, faudra me le demander très, très gentiment ;-)

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29 avril 2005

Pourquoi NOUS voterons OUI à la constitution européenne

[Ar] Je sais que nous ne sommes pas sensé faire de politique sur ce blog, mais l'argumentation est d'une telle qualité que je ne peux pas m'empècher de la divulguer.
C'est un peu long, mais je vous encourage à prendre quelques minutes pour le lire.

Il s'agit d'un article de Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur.



Pourquoi NOUS voterons OUI à la Constitution Européenne !       

             

LES RAISONS de voter non au Traité constitutionnel européen ? Elles ne manquent pas et elles n'ont rien de farfelu. Il faut la foi du charbonnier – ou le sectarisme – des eurolâtres pour refuser de le voir. Si campagne du oui se résume à dénoncer comme un automate le "populisme" des partisans du non, à fustiger leur irrationalité ou leur irresponsabilité, à les traiter comme des enfants attardés, elle est perdue d'avance. Il faut, bien au contraire, examiner, sérieusement et calmement, les arguments du non.
Il s'agit pour certains de censurer le gouvernement Raffarin et par contrecoup la politique de Jacques Chirac. Qui ne le comprendrait ? En trois ans d'une action incertaine, cette équipe n'a remédié à aucun des maux qui affligent la société française. Sans souffle ni style, elle n'a fixé aucun cap et, en dehors du dossier des retraites, n'a réussi aucune réforme importante. La tentation est forte de lui signifier son congé.
Les partisans du oui objecteront qu'après le rejet du traité, Chirac sera toujours là et que si on veut se débarrasser de la droite, l'échéance véritable se situe en 2007.        
Remarque juste et insuffisante: il est probable qu'au-delà de Raffarin, c'est le cours général des choses qui rebute l'électeur, notamment à gauche : la politique menée depuis des lustres par la classe dirigeante française. Aujourd'hui le référendum porte moins sur l'Europe que sur le bilan historique des élites françaises. On conçoit qu'il soit difficile à défendre. Les dirigeants successifs ont présenté l'Europe comme un bouclier protecteur contre les dangers d'une mondialisation sauvage. Depuis plus de dix ans, beaucoup de Français ont le sentiment que cette Europe a surtout servi de levier à la libéralisation de l'économie française et de justification à l'annulation des protections traditionnelles du salariat.
Mais à ceux-là il faut répondre une chose simple : la mondialisation ferait sentir ses effets avec ou sans Maastricht, avec ou sans la constitution. C'est un processus global qui touche tous les pays et les oblige tous à des efforts considérables (on lira sur ce point le compte-rendu du colloque que l'Obs a consacré précisément à cette question).
        Les pays proches qui ne sont pas dans l'Europe de Maastricht – la Grande-Bretagne, la Norvège par exemple – ont eux aussi, chacun dans leur genre, tiré les conséquences des transformations mondiales du capitalisme et subi ses inconvénients. Sans constitution européenne, la France sera confronté aux mêmes épreuves, aux mêmes défis, aux mêmes menaces nées des délocalisations, du libre-échange planétaire ou de la concurrence asiatique. La faute des élites françaises, ce n'est pas tant de s'être abrité derrière l'Europe pour justifier contraintes et sacrifices (erreur déjà condamnable). C'est surtout d'avoir échoué à produire une stratégie française dans la mondialisation qui réduise le chômage de masse et répartisse plus justement avantages et sacrifices. La constitution, avouons-le, n'y est pas pour grand-chose.
A moins, bien sûr, de tout envoyer promener, de récuser dans un grand refus historique l'ensemble des politiques d'ouverture pour choisir la protection aux frontières nationales et une politique fondée sur l'intervention massive de l'Etat. Revenir en quelque sorte à la politique récusée en 1983 au moment du tournant « réaliste » de la gauche.
Dans ce cas, il ne faut pas s'arrêter à la constitution. Il faut aussi se débarrasser de la banque centrale, de l'euro, des règles libre-échangistes de Bruxelles. Il faut revenir à une Europe minimale où chaque nation garde les attributs de sa souveraineté économique, bref choisir la politique de Chevènement ou celle de l'association ATTAC : décréter que l'Europe sera républicaine et socialiste ou bien qu'elle ne sera pas. La position a le mérite de la cohérence. L'ennui, c'est que la grande majorité des Français voient bien qu'elle conduit à l'isolement, si ce n'est à la clôture régressive de l'espace national. Mais c'est un choix possible. Dans ce cas, on refusera la constitution et on attendra que Jean-Pierre Chevènement et Bernard Cassen gagnent une élection nationale…
Non ! disent beaucoup d'adversaires du projet. Notre refus n'est pas souverainiste, même de gauche. Il est européen ! Il faut une constitution, mais pas celle-là. Il faut un texte plus unitaire – plus fédéraliste – et plus social. Alors seulement le processus pourra continuer dans une Europe conforme à nos vœux.
Examinons alors le calendrier : à supposer que nos partenaires acceptent de reprendre la discussion, il faudra attendre les autres scrutins sur le texte actuel (un an), puis réunir une nouvelle convention (deux ans au moins), puis voter de nouveau (deux ans) puis promulguer (trois ou quatre ans). Une décennie environ, pendant laquelle le traité de Nice s'appliquera. Ceci dans l'hypothèse favorable. Nos partenaires peuvent aussi refuser de discuter à nouveau, auquel cas tout s'arrête. L'idée de constitution rejoindra, comme la Communauté européenne de Défense, le cimetière des utopies européennes.
Si le texte était exécrable, inacceptable, on pourrait choisir cette voie longue et risquée. L'est-il ? Même ses critiques les plus prévenus reconnaissent qu'il présente des avancées, insuffisantes mais réelles. Tous les partis sociaux-démocrates d'Europe et la plupart des syndicats ouvriers l'approuvent. Le feraient-ils s'il était vraiment réactionnaire et anti-social ? Le Traité consacre solennellement un projet inouï : l'unification pacifique d'un continent sur des principes de liberté et d'équilibre social.
Il offre des garanties nombreuses en matière de liberté et reconduit les bases d'un Etat-providence réformé mais réel. Il organise un peu mieux un pouvoir politique nécessairement complexe dans une Europe à 25. Il est libre-échangiste ? Comme le Traité de Rome !
Il offre surtout un cadre dans lequel le combat est possible. Aujourd'hui déjà, la France obtient, dès qu'elle est soutenue ou convaincante, des concessions importantes : l'assouplissement des normes budgétaires de Maastricht, la réécriture de la directive Bolkestein, la préservation totale dans le texte constitutionnel des règles françaises de l'exception culturelle. Demain s'engageront des luttes similaires pour l'application ou l'interprétation de tel ou tel aspect du traité. Tout dépendra du rapport de forces intellectuel et politique. Faut-il lutter à l'intérieur ou à l'extérieur ? La sagesse, la raison, nous conduisent à penser qu'on peut défendre ses idées avec la plus grande énergie sans renoncer à l'œuvre commune, qu'il existe en Europe des forces progressistes sur lesquelles s'appuyer pour amender le capitalisme et donc assouplir le texte. Armé de cette volonté, on doit rester fidèle au rêve ancien d'un Jaurès et d'un Hugo, de voir naître une Europe imparfaite, critiquable, perfectible comme toute institution démocratique, mais une Europe qui existe et qui compte.
      

NOUVELOBS.COM | 31.03.05 | 12:04                   

par Laurent Joffrin,
directeur de la rédaction
du Nouvel Observateur

 

La Constitution européenne : http://www.constitution-europeenne.fr/?id=8       

Le texte intégral en un seul fichier de la Constitution européenne: http://europa.eu.int/constitution/download/print_fr.pdf       

Posté par Mentals à 20:28 - culturel - Commentaires [6] - Permalien [#]
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